Règles de progression
- Sur les exercices de musculation : augmenter d'abord les répétitions dans la fourchette. Quand le haut de fourchette est atteint sur toutes les séries au RIR cible, augmenter la charge d'environ 2 à 5%.
- En sèche : si la performance chute nettement (fatigue/sommeil), maintenir la charge et réduire 1 série sur les gros mouvements la semaine suivante.
- Semaine 7 : deload (volume réduit) avant de repartir plus lourd en semaine 8.
Une architecture full body pensée pour la sèche
Ce programme repose sur une logique cohérente pour une phase de sèche : 3 séances full body par semaine avec un travail de l’ensemble des grands schémas moteurs à chaque entraînement (dominante genou, dominante hanche, poussée, tirage, gainage), puis un bloc de conditioning court en fin de séance.
Ce choix est pertinent car il maintient une fréquence élevée de stimulation musculaire tout en restant compatible avec la récupération d’un pratiquant débutant ou intermédiaire en déficit énergétique. Le full body est classiquement structuré en 2 à 3 séances hebdomadaires, avec des séances composées de mouvements globaux et une logique de développement harmonieux.
Le parti pris central n’est pas de “faire du cardio à la place de la musculation”, mais de préserver le signal musculaire (force, tension mécanique, coordination) tout en augmentant la dépense énergétique.
C’est exactement ce qu’on attend d’un bon programme de sèche : conserver un maximum de masse maigre et de performance, tout en améliorant la densité de travail.
Une sélection d’exercices guidée par la sécurité, la couverture motrice et la densité
La construction des séances repose sur un arbitrage technique intéressant : les exercices sont majoritairement choisis sur machines, câbles et variantes stables, ce qui réduit la complexité motrice et permet de garder une exécution propre même quand la fatigue s’accentue. C’est particulièrement pertinent en période de sèche, où la récupération est moins optimale.
La séance A associe par exemple une presse à cuisses (dominante quadriceps) et un soulevé de terre roumain à la barre (ischios/fessiers), puis un duo presse pectorale / tirage vertical prise large, complété par une pallof press (anti-rotation) et des intervalles sur assault bike. Cette structure couvre déjà les besoins essentiels : bas du corps, chaîne postérieure, poussée, tirage, gainage, puis composante énergétique.
La séance B suit la même logique avec un autre angle biomécanique : hack squat, hip thrust barre, presse d’épaule machine, rowing poulie assis, mollets, puis battle ropes. La séance C complète l’ensemble avec des exercices plus ciblés et un peu plus “métaboliques” : leg extension, cable pull-through, tractions assistées machine, rowing unilatéral anti-rotation, triceps à la poulie, puis wall ball.
Ce montage n’est pas anodin. Il permet de répartir la fatigue sur la semaine en évitant de répéter exactement les mêmes contraintes articulaires, tout en gardant une couverture complète des patrons moteurs.
Le full body “volume” s’appuie souvent sur des plages de répétitions plus élevées (8–15 reps) pour accentuer le stress métabolique, ce qui correspond bien à une phase de sèche, à condition de modérer les charges et de contrôler la technique.
Protéines sans sucres haute gamme
- Microfiltration à froid
- Digestibilité optimale
- Goût non sucré
- Sans substances dopantes
- Sans gluten
Les partis pris techniques : maintien de la force, contrôle de la fatigue, conditioning intelligent
Le programme n’a pas été conçu comme un circuit “brûle-calories” improvisé. Il suit une logique de progression structurée sur 8 semaines, avec une gestion fine de la proximité de l’échec (RIR), du volume et d’un deload.
La progression commence avec une semaine d’installation (RIR plus conservateur), ce qui permet de stabiliser les repères techniques. Ensuite, la charge d’entraînement augmente via une double progression : d’abord les répétitions dans la fourchette cible, puis la charge quand le haut de fourchette est atteint. Le cycle prévoit aussi une montée de stimulus (certaines séries supplémentaires sur les mouvements principaux), une phase plus ambitieuse sur la proximité de l’échec, puis une semaine 7 allégée (deload) avant une semaine 8 plus orientée consolidation (plages plus basses sur certains mouvements clés).
Ce point est important : en sèche, l’erreur fréquente est de cumuler déficit calorique, volume élevé, cardio mal placé et entraînement à l’échec trop fréquent. Ici, le programme évite ce piège.
Il maintient un noyau de mouvements de base pour préserver la performance, mais les finishers (assault bike, battle ropes, wall ball) sont courts, cadrés et placés en fin de séance. Le conditioning devient un outil de densité et de dépense, sans perturber la qualité des séries de musculation.
Le choix du gainage anti-rotation et anti-extension (pallof, contrôle du tronc) est également judicieux : en phase de sèche, la fatigue périphérique et la baisse de disponibilité énergétique peuvent dégrader la posture et le contrôle moteur. Renforcer le tronc de manière fonctionnelle sécurise l’exécution des patterns lourds (presse, hip hinge, tirages).
whey isolate
- Option sans sucres ajoutés
- Toujours sans additifs, sans édulcorants
- Whey isolate made in France !
- Idéale pour la récupération
- Normé sans substances dopantes et sans gluten
Pourquoi ce programme est scientifiquement pertinent en sèche
La pertinence de ce format est bien alignée avec la littérature. D’abord, sur la fréquence d’entraînement, la méta-analyse de Brad Jon Schoenfeld, Jozo Grgic et James Krieger (How many times per week should a muscle be trained to maximize muscle hypertrophy?, 2019) montre que la fréquence, à volume égal, n’a pas d’effet majeur sur l’hypertrophie ; autrement dit, l’intérêt du 3 séances/semaine vient surtout de la meilleure répartition du volume, de la qualité d’exécution et de la récupération pratique, ce qui est précisément le parti pris de ce programme.
Ensuite, la notion de volume hebdomadaire est centrale. La méta-analyse de Schoenfeld, Ogborn et Krieger (Dose-response relationship between weekly resistance training volume and increases in muscle mass, 2017) met en évidence une relation dose-réponse entre le volume et l’hypertrophie. Le programme exploite ce principe sans excès : assez de séries pour maintenir un bon stimulus musculaire, mais sans volume “bodybuilding split” difficile à récupérer en déficit calorique.
Sur la proximité de l’échec, la méta-analyse de Jozo Grgic et al. (Effects of resistance training performed to repetition failure or non-failure…, 2022) conclut que l’échec musculaire n’est pas indispensable pour progresser en force et hypertrophie. Cela justifie parfaitement l’usage de RIR pilotés dans ce programme : stimulus élevé, mais fatigue mieux maîtrisée.
Enfin, sur la sèche elle-même, la méta-analyse de Ahmad Binmahfoz et al. (Effect of resistance exercise on body composition, muscle strength and cardiometabolic health during dietary weight loss…, 2025) montre que l’ajout de musculation pendant une restriction énergétique aide à mieux préserver la masse maigre et la force, tout en améliorant la perte de masse grasse par rapport au régime seul. C’est exactement la fonction de ce programme.
Le bloc conditioning est également bien calibré au regard des données sur l’entraînement concurrent. Les travaux de Jacob M. Wilson et al. (2012) et de Tommy R. Lundberg et al. (2022) rappellent que l’interférence dépend du type de cardio, de sa fréquence et de sa durée, avec un signal plus défavorable quand le volume aérobie est trop élevé (et souvent plus marqué avec la course). Ici, le choix de finishers courts sur vélo, cordes ou wall ball limite ce risque.
En résumé, ce programme full body sèche 3 séances est techniquement solide parce qu’il cherche un équilibre rare mais essentiel : conserver la tension mécanique et la force, maintenir une fréquence utile, contrôler la fatigue, et ajouter juste assez de conditioning pour améliorer la dépense énergétique sans dégrader le travail musculaire.





